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Compte rendu thématique des réunions publiques
de Port-sur-Saône, Fayl-Billot et Langres

3 août 2007

Avertissement

Le présent compte rendu est présenté sous ma responsabilité de garant de la concertation.

Il entend utiliser de la manière la plus pertinente les immenses possibilités de diffusion de l’information qu’offre Internet, et vise à répondre à un besoin que nous (l’administration et moi) avons perçu en préparant ensemble cette concertation : celui que soit établi un minimum de relations transversales entre les intervenants : que chacun dispose d’informations synthétiques sur les thèmes abordés par d’autres, quel que soit le moyen utilisé pour s’exprimer, et d’informations classées..

Ce compte rendu vise à compléter la publication qui sera faite, après qu’elles auront été anonymisées, de la quasi-intégralité des questions adressées par courrier ou par courriel. Ainsi, chaque internaute pourra avoir accès aux questions qui ont été posées par - courrier, par courriel, ou au cours des réunions publiques - par d’autres, et aux réponses de l’administration. La publication des questions/réponses et la présente rubrique utilisent le même classement. Ainsi, les deux démarches se complètent.

Même si je me suis efforcé de regrouper dans ce compte rendu la majorité des thèmes abordés au cours des trois réunions publiques de Port-sur-Saône, de Fayl-Billot et de Langres, il n’a pas de prétention à l’exhaustivité. En outre, la présentation des thèmes abordés est nécessairement synthétique : elle ne prétend pas, et ne peut, rendre compte de toute la richesse des diverses interventions et réponses, et encore moins de toutes leurs subtilités. J’espère seulement ne pas avoir trahi les propos des uns et des autres.

La présentation qui est faite ici des thèmes abordés est volontairement plus explicite sur les questions que sur les réponses. En effet, le caractère synthétique de la présente rubrique ne permet pas de rendre compte de toute la complexité des éléments de réponse de l’administration. Ses réponses seront reprises dans le bilan synthétique de la concertation qui sera présenté à l’occasion des réunions de clôture, début décembre, puis rendu public.

Le classement est  fait dans 8 rubriques qui nous (à l’administration et à moi) ont  paru pertinentes.

 

QUESTIONS PRINCIPALES ABORDEES
AU COURS DES TROIS REUNIONS PUBLIQUES

(Classement thématique)

THEME 1 : Les grands enjeux du mode routier

Mode autoroutier ou multimodalité ?

Le thème de la justification d’un aménagement autoroutier par rapport à des préférences pour une politique davantage axée sur le multimodal (et notamment la voie ferrée) a été évoqué, notamment à Port-sur-Saône et à Fayl-Billot. Une intervention au moins a affirmé une préférence en faveur du ferroutage sur la ligne Paris-Bâle.

Dans une réponse très argumentée et serrée, l’administration a fait valoir que la politique de l’Etat en matière de transports tendait à instaurer un équilibre entre les divers modes, et à promouvoir des modes complémentaires de la route : transport ferroviaire ou fluvial. Elle estime toutefois  que, dans les régions concernées par le projet, il n’y avait, pour une politique de désenclavement, que peu ou pas d’alternatives au mode routier. Notamment, la ligne Paris – Bâle, qui continuera d’être améliorée, ne présente pas les caractéristiques techniques qui permettent une organisation du ferroutage des poids lourds.

Incertitudes de la filière automobile ?

Une intervention au moins a appelé l’attention sur le caractère incertain, selon elle, de l’avenir de la filière du transport routier pour les échanges entre les entreprises du secteur automobile situées le long de l’axe Langres – Vesoul – Belfort – Mulhouse.

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THEME 2 : Le projet d’aménagement de la RN19

Logique d’ensemble de l’itinéraire A 31 - Delle

Plusieurs interventions ont  conduit à resituer l’aménagement du tronçon A 31 – Vesoul Ouest dans l’ensemble de l’aménagement de l’itinéraire A 31 – Delle.

Ainsi, à chaque réunion, l’administration a-t-elle eu :

  • à rappeler l’historique du projet ;
  • à faire le point sur l’état d’avancement de l’aménagement du tronçon Vesoul – Delle.

Caractère ferme du calendrier des mises en service

Par ailleurs, a chaque réunion, l’administration de l’équipement a eu à réaffirmer qu’elle ne disposait d’aucun élément d’information de nature à accréditer l’idée que le calendrier prévisionnel des mises en service de l’aménagement A 31 – Vesoul Ouest pourrait être remis en cause. Elle affiche donc toujours le calendrier suivant, qui est celui  retenu au protocole d’accord signé le 3 juillet 2006 : 2014, pour la déviation de Port-sur-Saône, 2016 pour celle de Langres- Sud, et 2018 pour la mise en service de l’ensemble de l’itinéraire.

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THEME 3 : Le parti d’aménagement autoroutier

Opposition autoroute – route express à 2x2 voies

L’opposition des choix entre  une autoroute (projet de l’administration) et une RE 2x2 voies, voire un aménagement allégé et progressif, a été largement débattue, notamment à Fayl-Billot

La question a été abordée également sous l’angle du coût du projet. L’administration, en réponse à plusieurs questions, a expliqué que l’autoroute avait, en raison de ses caractéristiques techniques, un coût un peu plus élevé que celui d’une route express à 2x2 voies, mais que les ordres de grandeur étaient les mêmes.

Densité des échangeurs

La densité des échangeurs le long de l’itinéraire a été questionnée, ce qui est normal, dans la mesure où de nombreux intervenant se sont fait l’écho d’une opinion communément partagée, à savoir qu’une autoroute assure une moindre densité de desserte des territoires qu’une route express à 2x2 voies.

L’administration sur ce point a fait valoir que, compte tenu des systèmes d’échange aux deux extrémités, la densité moyenne des échangeurs était de un tous les quinze kilomètres environ. Elle a ajouté que des raisons techniques et économiques faisaient obstacle à ce que le nombre des échangeurs puisse être densifié.

Temps de parcours

Plusieurs questions ont porté sur le gain de temps que permettrait pour les usagers l’aménagement de l’autoroute. L’administration de l’équipement le chiffre à 30 minutes, pour un automobiliste, entre Langres et Vesoul. 

Péage

La question des péages et de leur montant a été évoquée à plusieurs reprises.

Sur le terrain des principes, l’administration de l’Equipement a eu à répondre à un argument tiré de la double charge financière supportée par les usagers de l’autoroute, d’une part en leur qualité d’usagers (péage), d’autre part en leur qualité de contribuables  locaux et nationaux. Elle a expliqué :

  • que le péage était la contrepartie nécessaire du recours au mode autoroutier, voulu pour obtenir l’injection de fonds privés, présentée comme étant la seule solution pour accélérer le financement budgétaire de l’opération ;
  • mais que, s’agissant d’une autoroute voulue plus pour des préoccupations d’aménagement du territoire que pour faire face aux trafics existants, le péage ne suffirait pas à assurer la rentabilité de l’exploitation, ce qui justifiait, conformément d’ailleurs au droit européen, une  compensation sous forme de subvention d’équilibre, à un niveau encore à fixer, supportée à égalité par le budget  de l’Etat d’une part, par les budgets des deux régions et des deux départements concernés d’autre part.

Un autre argument était tiré de la différence de traitement entre les franc-comtois, qui bénéficieraient de la gratuité sur l’itinéraire Vesoul-Delle, et les Haut-Marnais, qui auraient à acquitter un péage. A cela, l’administration a répondu que le niveau de service n’est pas le même sur les deux tronçons, et que les franc-comtois, dans leurs échanges avec A 31, comme les haut-marnais, dans leurs échanges avec l’est de l’itinéraire, auraient à acquitter un péage.

S’agissant des trajets locaux et/ou des trajets domicile – travail, l’administration a précisé que les tarifs de péage pourraient, le cas échéant, être modulés par le concessionnaire en fonction de sa politique commerciale, et que les usagers préférant ne pas emprunter l’autoroute disposeraient toujours d’itinéraires commodes et gratuits.

Le report des PL sur l’autoroute

Le nombre des questions relatives au report du trafic poids lourds témoigne amplement des préoccupations des riverains de la RN 19.

L’administration de l’Equipement a rappelé

  • que le niveau de services offert par l’autoroute serait incitatif pour les poids lourds, et qu’il en sera a fortiori ainsi lorsque le projet d’instauration d’une taxe PL indépendante du statut de la route empruntée aura été mis en place ;
  • qu’il appartiendra aux collectivités intéressées de mettre en œuvre une politique de restriction d’accès de la RN 19 maintenue, par la réalisation d’aménagements dissuasifs, et/ou par la mise en œuvre de mesures de police.

A noter qu’une intervention a mis en doute l’effectivité du report du trafic PL sur l’autoroute.

La fonction entretien, son coût et le positionnement des centres d’entretien

Une intervention, à Fayl-Billot, a appelé l’attention sur la fonction entretien du réseau routier, et déploré le manque de moyens qui lui était affecté.

L’administration a fait valoir que l’organisation de l’entretien était en voie de réorganisation profonde. Elle a ajouté qu’en l’état de définition du projet, elle ne pouvait pas encore localiser précisément les centres d’entretien.

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THEME 4 : Le tracé et les échangeurs

Le tracé

Le thème du mode de contournement de Port-sur-Saône (par le nord, ou par le sud ?), les demandes de  passage de l’autoroute au sud de Chalindrey, ou de raccordement à A 31 au nord de Langres ont été évoqués ci-dessus, dans le compte rendu de chacune des trois réunions publiques. J’y renvoie le lecteur.

Les échangeurs

Le positionnement de chaque échangeur, et/ou de sa solution alternative, comme la densité moyenne des ouvrages d’échange, ont été discutés, ou ont fait l’objet d’apport d’informations sur les désirs et les contraintes des collectivités (Port-sur-Saône, Combeaufontaine, Fayl-Billot).

La discussion la plus importante, qui a eu pour cadre la réunion tenue à Langres le 28 juin 2007, a eu pour thème le positionnement de l’échangeur sud de Langres, avec des opinions très favorables à la solution retenue dans le protocole d’accord du 6 juillet 2007 – celle d’un positionnement à l’intersection de la RD 17, opinions s’appuyant notamment sur la circonstance que des réservations foncières ont été constituées pour améliorer la desserte de Chalindrey sur la base de cette hypothèse – et d’autres vigoureusement partisanes d’un positionnement à l’intersection de l’ancienne RN 74.

La discussion a bien montré que les deux solutions offraient des avantages et inconvénients pour la desserte des zones industrielles existantes ou en développement, et a débouché sur la revendication affirmée des collectivités locales concernées que soient réalisés, non pas l’un ou l’autre, mais les deux échangeurs, solution que l’administration, pour des raisons économiques et techniques qu’elle a explicitées, ne peut, en l’état de ses réflexions, admettre.

La discussion a fait apparaître également que toute solution en faveur de l’un des échangeurs supposait que soient étudiées les modalités selon lesquelles devraient être prises en compte certaines des fonctions assurées par l’autre.

La complexité de cette question, sur laquelle le maître d’ouvrage n’est pas dépourvu d’analyses, de documentation et de réflexions, notamment en termes d’itinéraires d’échappement, mais qui peuvent être trop complexes pour être exposés dans le cadre d’une réunion publique, a conduit le garant à évoquer la mise en place d’un atelier thématique.

Plusieurs intervenants ont demandé des précisions, ou affirmé une opinion, sur le positionnement des autres échangeurs (Combeaufontaine,  Fayl-Billot,  Port-sur-Saône) Il s’agit là typiquement du genre de problèmes sur lesquels l’administration n’a  pas encore pris de décision, et pour lesquels la concertation, et les informations qu’elle apportera, doit servir à prendre en toute connaissance de cause la meilleure décision.

Les aires de repos et l’aire de service

L’administration a rappelé que sur le parcours devraient prendre place deux aires de repos, et une aire de service, mais qu’en l’état des études, elle n’était pas en mesure de préciser leur positionnement. Ici encore, elle se tient à l’écoute de l’apport de la concertation.

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THEME 5 : Les problématiques locales

Le contexte particulier de Port-sur-Saône (forte attente des riverains de la RN 19), comme celui de la déviation de Langres Sud (nombre et positionnement des échangeurs) ont été largement évoqués plus haut.

Mais la discussion a fait émerger également des préoccupations locales de développement liées au positionnement des échangeurs à Fayl-Billot et à Combeaufontaine. 

Plusieurs communes se sont inquiétées de l’impact de l’autoroute sur leur développement et sur celui de leurs commerces. Cette interrogation a été l’occasion pour l’administration de rappeler, avec les réserves d’usage, que l’aménagement autoroutier donnait vocation à activation du système de fonds dit « 1 % paysage et développement ». Elle a précisé que ses Directions Départementales de l’Equipement se tenaient à la disposition des communes qui auraient des projets pour leur expliquer les conditions, avantages et difficultés du dispositif, et pour apporter un soutien au montage des dossiers aux communes désireuses de saisir cette opportunité pour soutenir leur développement. 

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THEME 6 : L’environnement et les travaux

Rétablissement des franchissements

En réponse à plusieurs interventions, l’administration de l’Equipement a rappelé l’autoroute n’entraînerait pas d’effet de coupure des voies de communication, et que tous les franchissements de routes, notamment départementales, seraient rétablis.

Elle a apporté la même réponse aux questions relatives au rétablissement des itinéraires de randonnée équestre ou de randonnée cycliste.

Le sort de la RN 19 après mise en service de l’autoroute

A chaque réunion publique, des questions ont porté sur le devenir de la RN 19 dans on emprise actuelle, après mise en service de l’autoroute.

Les réponses de l’administration peuvent être résumées ainsi :

  • la RN 19 sera physiquement maintenue dans son emprise ;
  • le transit des poids lourds pourra y être interdit par les maires des communes traversées ;
  • l’emprise aura ainsi vocation à rester ouverte à un trafic automobile apaisé, à une fréquentation par des modes de déplacement doux, et aux poids lourds seulement pour le trafic local ;
  • l’emprise de ce qui sera devenu l’ancienne RN 19 sera ouverte aux initiatives d’aménagement (entrées de ville ou de village ; équipements dissuasifs de l’accès poids lourds etc…) ;

Bruit

En réponse à plusieurs interventions, l’administration a rappelé :

  • - que le tracé de l’itinéraire A 31 – Vesoul ouest était, sur la plus grande partie du parcours, éloigné des zones urbaines, ce qui permettait de relativiser les problèmes d’environnement sonore ;
  • -qu’il existait des normes en matière de bruit ; qu’elles seraient respectées, au besoin par construction de protections anti-bruit, là où cela s’imposerait.

 Au moins une collectivité (Commune de Saint-Geosmes) a demandé que le tracé fin de l’autoroute soit déterminé de manière à éloigner l’ouvrage d’une zone d’habitation. Cette question sera étudiée par l’administration dans le cadre de l’étude du tracé de l’autoroute.

Une demande a été présentée que l’administration publie les études de bruit, génériques ou localisées, dont elle disposait. Cette demande devrait pouvoir être traitée par une publication sur le présent site, après que l’administration aura fait le recensement des études existantes.

Impact sur le foncier

Comme il fallait s’y attendre, plusieurs questions ont été posées, qui tendaient à obtenir des précisions sur l’atteinte qu’apportera l’autoroute au foncier, et sur les modalités d’atténuation ou de la réparation de ces atteintes.

Les réponses de l’administration ont pour l’essentiel tenu en ceci :

  • au stade actuel des études, il est encore trop tôt pour affiner l’impact foncier de l’aménagement ; cet impact ne pourra être déterminé qu’au stade de l’avant projet sommaire ;
  • la minoration des impacts sur le foncier fait partie des points auxquels l’administration prêtera une attention particulière dans la mise au point du projet ;
  • l’opération sera bien évidemment éligible aux opérations d’aménagement foncier (remembrement et rétablissements de continuité d’exploitation) qui pourraient s’avérer nécessaires ;
  • les propriétaire et agriculteurs intéressés ont intérêt à se préoccuper à l’avance des initiatives qu’il leur appartiendra de prendre.

En réponse à une question sur l’interférence de l’aménagement autoroutier avec des ouvrages existants (canalisation de transport gaz, ligne HT), l’administration de l’Equipement a renvoyé à ses procédures de relevé des contraintes techniques. La question d’une interférence avec l’emprise du projet (abandonné en l’état) de grand canal a également été évoquée.

Enfin, une demande de constat de l’état des chemins départementaux avant travaux a été présentée. L’administration de l’Equipement a répondu en termes de contraintes d’approvisionnement imposées aux entreprises pour minimiser l’impact de la circulation des camions chargés de matériaux sur les routes existantes.

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THEME 7 : Les trafics

Les études et projections de trafics, VL et PL, ont fait l’objet, à chaque séance, d’une présentation détaillée par l’administration de l’Equipement, en situation actuelle et à l’horizon 2025, en distinguant les hypothèses selon que l’on réalisait ou ne réalisait pas l’autoroute.

Une question a été posée qui visait à connaître la part du trafic PL qui pouvait être générée par les activités des usines PEUGEOT.

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THEME 8 : La procédure/la concertation

Le garant et l’administration ont eu  à expliquer la place de la concertation dans le processus de prise de décision, et à faire œuvre de pédagogie pour répondre aux impatiences de ceux  qui, surtout à Port-sur-Saône, craignaient que la concertation représente une phase de procédure de nature à retarder  encore le passage du projet en phase opérationnelle.

Le garant a été appelé à donner l’assurance que toute question pertinente serait bien acheminée vers la personne habilitée à répondre.

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José THOMAS

Garant de la concertation